Difficile d’être gay dans un monde d’hétéro

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Au cours des dernières années, la représentation des homosexuels dans notre société s’est beaucoup améliorée. Depuis quelque temps, certains considèrent même cette orientation comme un véritable phénomène de mode : l’on en parle plus facilement et l’on commence (petit à petit) à voir les gays, les bisexuels et les lesbiennes d’un bon œil. Malheureusement, malgré cette évolution, le fait d’être homosexuel n’est pas toujours aussi facile que ce que l’on pense. Dans un monde où l’hétérosexualité est considérée comme étant la « norme » en matière de sexualité, les homosexuels ont encore un peu de mal à trouver leur place. Zoom sur cette situation. 

L’homosexualité, une lubie sexuelle ?

Pour la plupart des hétérosexuels, l’homosexualité est encore considérée comme une simple lubie sexuelle. En effet, lorsque deux femmes montrent au grand jour leur penchant sexuel, il n’est pas rare que des hommes les abordent pour leur proposer un « plan à trois ». Mais ces derniers oseront-ils aborder directement un couple d’hétérosexuels pour ce genre de demande ? Même si les pratiques sexuelles comme l’échangisme ou le libertinage sont de plus en plus présents (et acceptés) au sein des couples de divers horizons, l’on a tendance à oublier que la vie de couple des homosexuels est similaire à celle des hétérosexuels. Et pour cause, ce ne sont pas tous les gays ou les lesbiennes qui décident de se lancer dans ces pratiques. Être avec un homme en étant un homme ou une femme en étant une femme n’est pas seulement une histoire de sexe.

Les homosexuels se donnent une certaine limite

Certes, la vie des homosexuels d’aujourd’hui et celle des homosexuels d’il y a une décennie passée est totalement différente, et ce, aux quatre coins du monde, mais la tolérance n’est qu’une simple mascarade. Et pour cause, même si une vague d’ouverture d’esprit est au rendez-vous, cette dernière cache tout de même certaines limites. Certes, beaucoup de progrès ont été accomplis, mais plusieurs changements doivent encore être opérés. Par exemple, certains couples d’homosexuels hésitent encore à se montrer main dans la main dans la rue. La raison ? Une certaine peur liée à l’homophobie est encore grandement ancrée dans l’esprit des homosexuels. Une situation qui ne touche, malheureusement, que les personnes vivant avec celles du même sexe.

Être homosexuel, c’est être un étranger au milieu des homosexuels

Plusieurs étapes ont été franchies pour mieux intégrer les homosexuels. La preuve, dans plusieurs pays du monde, le mariage pour tous est déjà légalisé. Néanmoins, si sur le papier cela est légalisé, dans la pratique, cela reste encore assez difficile. Et pour cause, les homosexuels sont encore nombreux à se sentir comme la troisième roue du carrosse. Être gay ou lesbienne équivaut encore à vivre dans un monde où l’on a toujours l’impression d’être un étranger, un être à part. Et le regard des autres envers les homosexuels n’arrange pas les choses. Dans certains évènements où un couple d’homos ose se montrer au grand jour, certains auront encore tendance à les voir comme des bêtes de foire…

La place des homosexuels à la télévision

De plus en plus de films, de séries télés, d’émissions mettent en avant des couples ou des homosexuels. Il aura fallu attendre 2019 et la série « Andi Mack » et ce personnage « Cyrus Goodman », un ami proche d’Andi, qui cherche à assumer sa sexualité au cours de cette série… Il s’agit déjà d’une grande avancée, mais la place des hétérosexuels est encore plus prépondérante. De plus, le fait de voir un personnage de la communauté LGBT sort encore du décor. D’ailleurs, un débat est encore bien ouvert à ce propos. Dernièrement, une princesse Disney a été soupçonnée d’être lesbienne ce qui a engendré immédiatement la colère des parents. Or, les princesses qui se marient avec des princes passent sans commentaire. Injustice ? La question reste sans réponse.

L’homosexualité, perçue comme obscène

Pour les homosexuels, les moments les plus anodins pour un hétérosexuel peuvent représenter un véritable défi. Prenons un exemple concret : lorsqu’une bande d’amis se retrouve pour parler de leur programme pour la fin d’année, la plupart n’hésiteront pas à parler de leur partenaire. Malheureusement, pour le gay ou la lesbienne cette discussion n’est pas encore très facile à aborder. Et pour cause, la peur d’être considéré comme une personne obscène est toujours présente. Alors qu’il s’agit tout simplement d’une liberté d’expression que tout un chacun doit avoir. Ce n’est ni un étalage de vie privée, ni une incitation quelconque.

Faire continuellement son coming out

Sortir de son placard pour avouer son penchant sexuel est une des choses les plus difficiles qu’auront à vivre les homosexuels. Mais dans un monde où les hétérosexuels sont considérés comme étant la « normalité », le coming out se fera continuellement. Chaque fois que ces derniers discutent avec une nouvelle personne, chaque fois qu’ils seront demandés à parler de leur partenaire, chaque fois qu’ils veulent présenter leur partenaire, chaque fois qu’ils voudront se montrer en public, un coming out est nécessaire. Ce qui ne rend vraiment pas le quotidien des homosexuels facile. De plus, chaque fois ces derniers se risquent à une réaction négative, de l’homophobie, etc.

L’orientation sexuelle est dictée dès le plus jeune âge

Force est de constater que l’orientation sexuelle est également dictée dès le plus jeune âge. En effet, dès qu’un adolescent est en âge d’avoir un amoureux ou une amoureuse, les proches (qui dans la plupart des cas sont des hétérosexuels) le guideront tout de suite vers un chemin pré-tracé. Au lieu de dire à un jeune garçon : « quand est-ce que tu nous présentes ta copine », l’on peut par exemple dire : « as-tu quelqu’un dans ta vie ? ». Si certains hésitent à parler de leur homosexualité à leur parent, c’est que ce genre de phrase pousse à penser que l’homosexualité n’est pas normale. Le choix de la sexualité d’un enfant ne devrait pas être pris, au préalable, par les parents. Malheureusement, c’est encore difficile de faire accepter ce fait.

Les homosexuels sont en minorité

Bien évidemment, l’une des raisons qui font que vivre en étant homosexuel dans un monde d’hétérosexuels est la minorité. Selon les chiffres, environ 10 % de la population serait homosexuelle. Ce qui  rend l’intégration et l’acceptation encore difficiles.

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9 commentaires

  1. Quel problème a ce que l’homosexualité soit minoritaire, et surtout vous proposez quoi pour y remédier ? Tailler une pipe par mois a un agent publique jusqu’à y prendre goût ?

    • Le problème n’est pas de savoir si nous sommes minoritaires ou majoritaires, cela n’a pas de sens, car si tel était le cas, nous devrions alors considéré que les hétéros ont cas être comme nous. Ce qui reviendrais à dire que nous raisonnerions, comme eux raisonnent aujourd’hui. Le véritable enjeux, c’est tout simplement que la société accepte que nous ayons le droit d’être différent. Etre homos aujourd’hui ne devrait même pas faire débat. Si débat il doit y’avoir, et bien cela doit être un débat ou la réalité doit être montré afin que les hétéros cessent de nous prendre pour des êtres à part qui saute sur toute ce qui bouge. On peut parfaitement trouvé qu’un garçon est beau sans lui sauter dessus. Un hétéro lorsqu’il croise une jolie fille dans la rue, peut la regarder, et c’est par pour autant que l’on pense qu’il va la draguer. Et bien pour les homos c’est pareille. Sous prétexte que l’on regarde un mec dans la rue ça y’est, les hétéros pensent que nous avons envie de le sucer. C’est complètement ridicule. J’irais plus loin, non seulement je revendique mon droit à la différence, mais aussi mon droit à l’indifférence. Moi je me fou complètement de ce qui peut se passer dans le lit d’un couple hétéros. Donc je leur demande de bien vouloir en faire autant. Jusqu’a présent, on ne baise pas en public, donc ce qui est privé est de l’ordre du privé. Si ils ne veulent pas voir de gay, et bien ils nous regardent pas, ils nous laissent aller dans les saunas gay si on en a envie et surtout ils cessent de nous marginaliser.

      • Je suis Hétéro et je vous dis juste BRAVO. Rien de plus à ajouter car vous avez tout dit. Si, la seule et unique chose que je dirai c’est que les personnes aux diverses orientations sexuelles( car oui ce sont des personnes avant toutes choses), ont ce très grand courage d’assumer leur vie sentimentales et sexuelle alors que bon nombre de ceux qui se disent hétéros n’ont pas ce courage de dire qu’ils aimeraient bien coucher avec un mec même s’ils en crèvent d’envie, parce-que çà c’est aujourd’hui une grande réalité qui émerge car les « hétéros « ont besoin des « gay » pour leur ouvrir le chemins de l’acceptation de leur propres orientations sexuelles. Quel mec n’a jamais regarder la bite d’un autre mec ?La tentation est trop grande, mais la frustration encore plus. Bref je suis convaincu que les hommes hétéros n’existent pas dans la nature . Seule notre société normalisatrice les a créée. Quel animal mâle dans la nature ne s’est pas fais prendre par derrière pour assouvir ses besoins sexuels. L’homme croît il vraiment être différent ? NON. Mais ils assument pas. Donc les 10% de gay je rigole, ont est dans la réalité bien au delà.

  2. oui oui oui l hétérosexualité est bien bien la norme , elle n est pas seulement considérée … comme vous dites, l homosexualité amoureuse est une déviance grave à la norme, et c est votre problème, ne vous considérez pas comme normal, vous devez assumer d être contre nature. Pour certains ça relève de la psychiatrie lourde.

    • Vous rendez vous compte de ce que vous dites. En quoi la sexualité des homos est hors norme. La normalité ce sont les hommes qui l’ont fixé ou qui la fixe. Regardez justement d’un peu plus près ce qui se passe dans la nature et vous m’apporterez votre constatation. En quoi l’homosexualité est une déviance grave. Il y’aurait déviance si j’obligeais une personne du même sexe à coucher avec moi. Je suis homos, a présent je l’assume. j’ai de nombreux amis hétéros que j’ai connu lorsqu’ils étaient adolescents ou jeunes adultes. Jamais je ne me suis permis de les draguer. Il y’aurait déviance si je les avaient obliger à coucher avec moi, ce qui est très loin d’être le cas. Cessez de penser qu’un homo saute sur tout ce qui bouge et qui a un pénis entre les jambes. Il n’y a pas plus de déviance sexuel chez les homos que chez les hétéros. Savez vous par ailleurs ce qu’est la psychiatrie lourde? Avez vous déjà été visité des urgences psychiatriques. L’homosexualité, et cela est prouvé par les psychiatres et les psychologues ne relèvent en aucun cas de la psychiatrie. Toutes les tentatives qui ont été effectuées avant guerre et après guerre de transformer un homosexuel en hétérosexuel (je dit bien toutes, et entre autre les thérapies de conversion ont été un échec). Pour en revenir à la Psychiatrie lourde, la psychiatrie lourde passe entre autre par l’internement, voulu ou d’office. L’internement vous y rencontrez des schizophrènes, des suicidaires, des bi-polaires, des personnes atteintes de démences, des personnes souffrant de très grave psychoses, des paranoïaques, des personnes atteintes d’autisme, des mélanges de différentes pathologies lés aux désordres psychiques, bref des personnes dans une souffrance que vous ne pouvez pas imaginer. J’ai subis trois internements pour causes de tentatives de suicides, on ma diagnostiqué soit disant Bi-Polaire de Type II, j’ai subis la camisole chimique (dont entre autre un traitement pour les schizophrènes, des doses puissantes de neuroleptiques, 9 comprimés à prendre le soir, 3 le matin et le midi). Je suis sortie de là en véritable zombie avec tous les effets secondaires que cela implique (prise de poids, vomissements, tremblements, perte totale de libido, sués nocturne …)J’ai arrêté mon traitement et aujourd’hui je ne me suis jamais aussi bien porté. Tout cela pour vous dire, que mes tentatives de suicides, j’en suis persuadé, étaient liées au simple fait de mon homosexualité caché et non assumé. Si nous écoutons votre raisonnement, vous préconisez d’enfermer des ados et des adultes homosexuels que l’on traitera avec je ne sais qu’elle cocktails médicamenteux pour une pathologie qui est reconnu mondialement comme n’en n’étant pas une. Avec tout le respect que je vous doit, arrêtez de dire n’importe quoi et assumé tous simplement que vous êtes homophobes. Savez vous ce que le régime Hitlérien faisait en 39-45 aux homosexuels connus sous le nom de Triangle Rose. Si vous ne savez pas alors renseignez vous plus tôt que de dire des inepties.

  3. Je viens en partie de faire mon Coming out. Mes sœurs, mes collègues de travail, certains amis sont désormais au courant de mon homosexualité. J’ai 48 ans, je me cache depuis l’âge de 16 ans. Mais en effet la démarche est compliqué, car comme vous le dites dans votre article, j’ai en effet l’impression que nous devons nous justifier en permanence. Les hétérosexuels eux n’ont pas besoin de dire qu’ils sont hétéros puisqu’en effet, notre société depuis 2000 ans a décidé que c’était la norme. La norme de quoi et par rapport à quoi ? Je suis désormais adulte, mais dans tous cela, même nous les homos, nous posons nous les questions de ce que peuvent ressentir les ados gays. N’est-ce pas aussi notre rôle de les aider à affirmer ce qu’ils sont ? Nous devons tous, pour la plus part nous rappeler que lorsque nous étions ados, cette « pratique hors norme » comme certain le dise, été difficile à vivre. Il me parait plus qu’urgent, malgré ce que peuvent penser les bien pensant, que le sujet de l’homosexualité soit abordé au collège et au lycée avec un peu plus de sérieux. Ne pas accepter les jeunes homos tels qu’ils sont, c’est tout simplement accepté, y compris nous les adultes gays, d’envoyer des gosses à l’abattoir. Le suicide chez les jeunes gays est une réalité qui n’est pas suffisamment prise en compte. A croire que le suicide ou la tentative de suicide chez un jeune gay laisse tout le monde indifférent. Ma première tentative de suicide je l’ai faite lorsque j’avais 27 ans, trois autres ont suivis, j’ai été interné en psychiatrie, et l’on ma soigné pour cause de « bipolarité de type 2 », alors qu’a ma deuxième tentative j’avais prévenu le corps médical que j’étais homos. J’ai arrêté la camisole chimique, et trois ans après cet arrêt mon esprit est beaucoup plus claire. J’assume ce que je suis, et au final, sans le claironner sous tout les toits, je me fou désormais de ce que les gens pensent, y compris mes proches. Je me dit qu’après tout, si ils m’aiment réellement, ils devront accepter ce que je suis. Non je n’ai pas fait le choix de l’homosexualité, car je sais que je suis attiré par les homme depuis l’âge de 8 ans. A 8 ans, on ne choisis pas son orientation sexuel, pas plus qu’à 16 ou 48 ans.

    • Bonjour renaudin.
      Juste un mot pour vous dire que j’admire votre grande intelligence de propos et le courage qu’il vous aura fallu pour commencer à VIVRE aujourd’hui .J’avais laissé un commentaire plus haut juste après le votre, mais c’était sans avoir lu l’affligeant commentaire de max .BRAVO juste à vous et vous pouvez être fier de qui vous êtes. Très sincèrement.

      Je souhaite juste ouvrir une parenthèse qui rejoindra mon commentaire précédent, qui est que ce très chère max qui se dit être hétéro avec une telle insistance ne convainc personne en venant de son plein gré sur un site dit « GAY » pour le faire. Moi je suis ici car je suis un hétéro de 50ans en mutation.

  4. J’ai 62 ans, marié et j’aime les hommes depuis mon enfance, mais à cette époque c’était pas bien vue, alors je me suis marié pour faire comme tout le monde, sans pour autant oublier les hommes, au début j’étais comme tout le monde, un bon mari et tout le reste, mais au fil du temps il me manquai ce contact masculin, alors un jour j’ai été me promener dans un endroit ou il y a que des hommes et j’ai trouvé mon bonheur, c’étais si bon que j’avais l’impression de découvrir le sexe, je rentre pas dans les détails, mais c’était merveilleux, bien sur j’y suis retourné souvent très souvent , à présent avec l’âge c’est plus pareil, j’ai quelques aventures et un amant régulier, et ma femme ne sait toujours rien

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